famille monoparentale

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Intervenants –

Le 22 septembre 2011 au Select-Bar 36 rue Mathurin Régnier 75015 Paris

Rachida DATI Ancienne Ministre, Garde des Sceaux, Maire du 7ème arrondissement, Députée européenne.

Malvina TEDGUI Psychanalyste, formatrice en développement personnel et professionnel, romancière.

Christian SPITZ Pédiatre.

Associations présentes  ou représentées:

Josette ELOMBO Présidente de l’association YACHAD

Noura KERVAUDREN Présidente de l’Association SAVOARTNATURE

Rosine EVANS administratrice du PORTLAND INSTITUTE FOR CONTEMPORY ART

Marie-Ange BARBET Présidente de l’Association ARTISTES À NEUILLY

Magali Le CARRÈRÉS  ASTUCES  PARENTS

 

Proposition de l’Association «le 15ème est à vous»

«A Paris, il serait peut-être possible plus qu’ailleurs de prévoir, d’inventer, soit dans les nouveaux programmes de logement, soit dans le bâti existant, des mécanismes spécifiques afin d’aménager des lieux de vie inter-générationnels»Waterlogue-2015-06-24-15-23-10

 

La Présidente  de l’Association «Le 15ème est à vous» rappelle le but de ces conférences-débats: organiser dans différents quartiers du 15ème des rencontres sur des thèmes de société afin de sensibiliser les habitantes et les habitants à la vie de leur arrondissement et de leur cité.

Les intervenants

Rachida Dati, 

Les politiques sont rarement sollicités sur les sujets de société. C’est pourquoi il est essentiel que ceux-ci puissent s’exprimer par d’autres voies que les médias ou communication politique habituels.

Le 7ème arrondissement dont je suis Maire est concerné au même titre que tout Paris qui compte 28 % de familles monoparentales, soit le double de la moyenne nationale.

Après 3 ans, les gardes d’enfant le soir sont problématiques, les mères ou les pères seuls doivent trouver d’autres solutions. C’est pourquoi je me bats pour une extension des horaires des structures de garde de petite enfance.

Plusieurs lois voulues pendant mon mandat de Garde des Sceaux soulignent l’importance que j’accorde à la famille et aux enfants mineurs. Ainsi, dans le cas des violences conjugales, j’ai fait adopter des mesures qui éloignent le parent violent du domicile familial, alors qu’auparavant, si une femme était victime de violences conjugales, c’est elle qui devait quitter le foyer tant qu’aucun jugement n’avait été prononcé.

 

Madame Elombo : Présidente de l’association Yashad «ensemble» en hébreu, domiciliée dans le 14ème arrondissement, aide les parents de familles monoparentales, et oriente vers l’assistante sociale. Celle-ci les renvoie trop souvent à leurs problèmes d’argent, de fragilité personnelle. Madame Elombo, elle pour sa part, propose une écoute humaine qui va au-delà des prestations sociales

 

Malvina Tedgui

(Texte complet) Permettez-moi Mesdames Messieurs d’adresser une pensée à nos anciennes. Aux femmes qui nous ont précédées, d’Olympe de Gouges à Simone Veil en passant par Flora Tristan et des milliers d’autres qui me pardonneront de ne pas les citer. Nous leur devons beaucoup et grâce à elles nous avons pu légitimer nos actions, nous défendre et progresser. En tout cas dans nos sociétés, Mesdames des associations monoparentales vous faites un travail remarquable. Vous êtes dans la réparation, dans l’aide. Il s’agit pour vous de recoudre. Vous me permettrez de me situer à un autre niveau, qui pourrait s’intituler : « comment se fait-il que nous en soyons toujours là ».D’énormes progrès ont été réalisés en droit et en économie, les femmes aujourd’hui tiennent leur place. Le monde a découvert que nous possédions les mêmes neurones et les mêmes capacités que les hommes. Pendant un certain temps nous avons dû, c’était sans doute normal, avoir une attitude réactive. Pour gagner notre place, il a fallu imiter les hommes, niant par voie de conséquence, comme les femmes qui nous ont précédées, ce qui fait nos spécificités.Cependant, il est notable que nous nous sommes rarement interrogées sur notre comportement, notamment des femmes entre elles et des femmes face aux hommes. Entraînées par des revendications légitimes, nous n’avons pas eu le temps sans doute, de nous interroger sur ce qui nous différencie, nous fait et nous sublime.  Il faut dire que nous avons beaucoup de retard. Les hommes ont à leur disposition des milliers de textes qui leur parlent de nous. Nous avons peu de textes qui nous parlent des hommes face à nous. Comment ils nous voient, nous exigent. Sauf dans leurs fantasmes purement sexuels. Finalement nous ne savons pas comment ils fonctionnent par rapport à nous. Quelques hommes comme Balzac, ont pu dire l’amour qu’ils nous portaient, mais finalement peu d’entre eux se sont livrés.Chaque sexe à ses pièges et si pour les femmes c’est l’amour qui leur fait perdre, même aux meilleures d’entre elles, le sens commun. Je vous invite à lire les magazines féminins qui n’ont pas beaucoup évolué depuis quarante ans. Pour les hommes, c’est la domination et le pouvoir.Finalement les rapports avec les hommes ont peu changé, les femmes sont toujours dans une éternelle attente d’un idéal qui peine à se réaliser. Les femmes se livrent toujours entre elles une guerre souterraine, qui est lourde de sens. En attente ou en niant l’autre féminin, nous oublions le nôtre et nous renforçons finalement le côté dominant des hommes, interloqués par ces femmes qui endossent tous les rôles, ils se payent le luxe maintenant d’être infantiles et irresponsables.Or, il y a un paradoxe, la femme possède des symboles, propres uniquement à son sexe. Elle est la sexualité, la fertilité, la vie, la mort, voire les trois sœurs Parques Grecque. L’homme ne représente aucun symbole, il n’a d’autres choix que celui de réussir, de dominer, de gagner, sinon il n’est rien. La femme a cinq vies par jour, la vie avec son homme de cœur, la vie avec ses enfants, la vie avec la maison et le social, la vie avec son activité professionnelle et la vie pour elle, être entre soi, l’homme n’en a qu’une.Comment se fait-il que possédant tant d’atouts elles se soient et se laissent encore, conduire, dominer, utiliser, malgré les lois, les progrès économiques et ce poids symbolique essentiel pour la vie humaine, ? Est-ce une stratégie, une peur, qui conduit les femmes a accepté depuis des temps immémoriaux partout et dans toutes les civilisations, les religions déistes ou païennes à avoir une image négative ? Faut-il y voir une puissance de la femme qui sait qu’en fin de compte sa force est là et qu’elle saura l’utiliser en jouant le jeu supposé demandé par les hommes, ou est-ce cette peur des hommes fantasmée de la femme qui se réfugie dans la négation du féminin pour croire qu’ils peuvent s’en extraire ?Stratégie ou peur, force est de constater que c’est un positionnement erroné. Le refoulement accumulé depuis des siècles est transmis de génération en génération par les mères ou les anciennes. Les femmes reprennent à leur compte la propre perception négative d’elles mêmes. Doit-on considérer d’éternité comme Freud et d’autres le remarquaient, que l’individu qu’il soit femme ou homme, « tout le monde déteste le féminin ».C’est aux jeunes générations de répondre à cette vaste question et de faire si elles le veulent le lien, de retrouver l’équilibre entre leur part phallique et leur part féminine.

Sébastien T. : Médecin praticien dans le 18 ème arrondissement, décrit le type de femme rencontrée lors de ses consultations: une femme africaine isolée , mère de 2 ou 3 enfants, en difficulté psychologique et sociale, bien souvent celle-ci hésite à porter plainte au commissariat. Il existe, maintenant, dans les commissariats des cellules d’écoute psychologique note Rachida Dati.

Le Docteur Spitz

Commence son intervention en fustigeant la garde partagée, et insiste sur les obligations morales des parents. Pour lui, par delà les problèmes des familles monoparentales, il y a simplement les difficultés des familles tout court. Il constate, dans ses consultations, un manque de soin à l’enfant qui existe au-delà les clivages sociaux. Ici pas question de classes particulières, toutes sont touchées. Ce manque d’attention à l’enfant, ce défaut de transmission éducative – dont la garde partagée est l’illustration catastrophique -, sont à mettre au coeur de notre débat. Le jusqu’au-boutisme de certaines associations (SOS PAPA) ne sert ni les familles, ni les enfants. Pour lui, la cohésion de notre monde est  mise en péril par les empilements d’égoÏsme et d’attitudes consuméristes qui définissent l’enfant non, comme un vecteur de richesse et d’avenir, mais comme une source de problèmes  immédiats à résoudre (divorces, gardes, éparpillements des parents, chacun pour soi).

Conclusion de la Présidente

Les familles monoparentales représentent 27% des familles à Paris : ces chiffres, s’ils nous paraissent élevés à première vue, traduit cependant une  disparité de situations humaines, géographiques et financières. Le succès  de la chanson «Aurélie» de Colonel Reyes, au texte controversé n’est révélateur que d’une partie de ces familles. Au-delà de la controverse, cette chanson modifie notre regard et l’intérêt que nous portons à l’enfant; aux parent, aux mamans et aux papas seuls. Les associations, les élus parisiens se mobilisent  : en effet sur la solitude des parents isolés se greffent souvent des problèmes d’ordres  matériel et psychologique. La difficulté générale de se loger à Paris devient dramatique lorsque l’on doit affronter seule ou seul les gardes, le seul travail ou la recherche d’emploi avec des fins de mois difficiles. Notre regard doit changer sur cela.  L’ aide à ces familles ne doit pas être déléguée aux seuls organismes publics. Organiser des débats  sur ce sujet dans nos quartiers et sensibiliser ainsi la population nous a semblé juste et nécessaire.  A Paris, il serait peut-être possible plus qu’ailleurs, d’inventer, de prévoir, soit dans les nouveaux programmes de logement, soit dans le bâti existant, des mécanismes spécifiques afin d’aménager des lieux de vie inter-générationnels permettant de mieux tisser ces liens de proximité qui sont autant de richesses pour nous tous.

 Documents annexes :

(source @WIKIPÉDIA)

Olympe de Gouges Elle considérait que les femmes étaient capables d’assumer des tâches traditionnellement confiées aux hommes et, dans pratiquement tous ses écrits, elle demandait qu’elles fussent associées aux débats politiques et aux débats de société. S’étant adressée à Marie-Antoinette pour protéger « son sexe » qu’elle dit malheureux, elle rédigea une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, calquée sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dans laquelle elle affirmait l’égalité des droits civils et politiques des deux sexes, insistant pour qu’on rendît à la femme des droits naturels que la force du préjugé lui avait retirés. Ainsi, elle écrivait : « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. » La première, elle obtint que les femmes fussent admises dans une cérémonie à caractère national, « la fête de la loi » du 3 juin 1792 puis à la commémoration de la prise de la Bastille le 14 juillet 1792.Parmi les premiers, elle demanda l’instauration du divorce – le premier et seul droit conféré aux femmes par la Révolution – qui fut adopté à l’instigation des Girondins quelques mois plus tard. Elle demanda également la suppression du mariage religieux, et son remplacement par une sorte de contrat civil signé entre concubins et qui prenait en compte les enfants issus de liaisons nées d’une « inclination particulière » 2. C’était, à l’époque, véritablement révolutionnaire, de même lorsqu’elle militait pour la libre recherche de la paternité et la reconnaissance d’enfants nés hors mariage. Elle fut aussi une des premières à théoriser, dans ses grandes lignes, le système de protection maternelle et infantile que nous connaissons aujourd’hui et, s’indignant de voir les femmes accoucher dans des hôpitaux ordinaires, elle demandait la création de maternités. Sensible à la pauvreté endémique, elle recommandait enfin la création d’ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers pour mendiants. Toutes ces mesures préconisées « à l’entrée du grand hiver » 1788-1789 étaient considérées par Olympe de Gouges comme essentielles, ainsi qu’elle le développe dans Une patriote persécutée, son dernier écrit avant sa mort.

Flora Tristan Ouvrière dans les filatures, les imprimeries mais aussi femme de lettres, militante socialiste et féministe, Flora Tristan est l’une des figures majeures du débat social dans les années 1840, et participe aux premiers pas de l’internationalisme. Pour répandre ses idées, elle s’embarque, en 1843, dans « un tour de France », le circuit traditionnel des apprentis-compagnons. Son journal, publié posthumément, trace ses rencontres avec les femmes et les hommes ouvriers à travers la France. Elle n’achève néanmoins jamais son voyage. Elle meurt prématurément de la fièvre typhoïde, en 1844, à Bordeaux. « Aristocrate déchue, Femme socialiste et Ouvrière féministe », comme elle aimait à se désigner, son ouvrage majeur sera publié après sa mort par son ami Éliphas Lévi, sous le titre L’Émancipation de la Femme ou Le Testament de la Paria. Elle est la grand-mère maternelle du peintre Paul Gauguin.

Les bas bleus où «blue stocking» ce terme désignait au départ les habitués d’un salon littéraire présidé par une femme, Elizabeth Montagu (1720-1800), qui réunissait chez elle, une fois par semaine, des amies qui partageaient ses goûts littéraires. Les hommes étaient admis à leurs réunions, et parmi eux, paraît-il, un certain Benjamin Stillingfleet, qui se présenta un jour en bas bleus après que son hôtesse lui eut assuré que son salon était ouvert aux gens d’esprit, et non aux élégants. Le petit club s’appela par plaisanterie « le cercle des bas bleus », sans connotation vraiment péjorative puisque le poème d’Hannah More, Bas-bleu, est un hommage à ces hôtesses cultivées du XVIIIe siècle, Madame Vesey ou Elizabeth Montagu. Cependant l’habitude prise dans ces salons de s’ouvrir au mérite sans distinction d’origine sociale souleva des critiques et vers la fin du XVIIIe siècle cette mixité sociale évoqua une liberté de ton fâcheusement proche des idées nouvelles venues du continent, idées qui avaient en Angleterre des sympathisants comme les premiers romantiques, William Wordsworth, Robert Southey, ou des philosophes comme Thomas Paine.

En France le terme connut le même sort que celui de précieuse au XVIIe siècle pour devenir une critique. Il fut adopté par les conservateurs et les réactionnaires pour stigmatiser des femmes comme Sophie Gay, George Sand, Delphine de Girardin, et en général toutes les femmes qui affichaient des prétentions littéraires ou intellectuelles. Gustave Flaubert y consacre une définition ironique dans son Dictionnaire des idées reçues :«  » Bas-bleu : Terme de mépris pour désigner toute femme qui s’intéresse aux choses intellectuelles. Citer Molière à l’appui : “Quand la capacité de son esprit se hausse” etc. »

Dans le chapitre V de Les Œuvres et les hommes au XIXe siècle (1878), intitulé Les Bas-bleus, Barbey d’Aurevilly écrit :

[..] les femmes qui écrivent ne sont plus des femmes. Ce sont des hommes, – du moins de prétention, – et manqués ! Ce sont des Bas-bleus.

Une telle virulence n’est explicable que parce que les conservateurs voyaient les mentalités changer. Dès 1829, Honoré de Balzac, dans sa Physiologie du mariage, attaquait la misogynie réactionnaire et revendiquait le droit pour les femmes à être les égales intellectuelles des hommes en déclarant : « Une femme qui a reçu une éducation d’homme possède, à la vérité, les facultés les plus brillantes et les plus fertiles en bonheur pour elle et pour son mari ; mais cette femme est rare comme le bonheur même. » En 1869, l’Anglais John Stuart Mill publiait De l’assujettissement des femmes pour dénoncer la situation qui était faite à ses concitoyennes.


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